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LES CAHIERS UKRAINIENS (NOUVELLE EDITION)

    Auteur

  • Editeur FUTUROPOLIS
  • Langue Français
  • EAN13: 9782754814140
Dans ce premier tome, et en courts chapitres, Igort raconte l'Ukraine d'hier et d'aujourd'hui et illustre avec intelligence ...

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Dans ce premier tome, et en courts chapitres, Igort raconte l'Ukraine d'hier et d'aujourd'hui et illustre avec intelligence et inventivité les témoignages recueillis sur place.
- Serafima Andreievna, 80 ans en 2008, avait donc 5 ans en 1932. Elle se souvient de l'Holodomor. Ainsi fut nommée la terrible famine provoquée à dessein par Staline. Un génocide culturel et physique visant à exterminer par la faim le peuple ukrainien, pour punir ceux qui n'adhéraient pas volontiers à la « collectivisation » et contrer les poussées autonomistes. Il n'y avait que des racines, des hérissons à manger, le pain se faisait avec du foin. Des cas de cannibalisme furent recensés. En deux ans, un quart des Ukrainiens décédèrent.
- Cela fait plusieurs fois qu'Igort croise sur son chemin Maria Ivanovna, qui fait la manche. Le 12 septembre 2009, il ose l'aborder. Elle lui raconte avec sobriété toute sa vie. Elle est née en 25. Ses parents travaillaient au kolkhoze, son père cultivait le blé et sa mère, après avoir été boulangère, était devenue comptable. Elle avait 8 ans lors de l'Holodomor ; dans les rues défilaient des charrettes de cadavres et de mourants entassés pêle-mêle. Sur les quatre années de l'occupation allemande, sa mère fut emprisonnée dix mois par les nazis. Elle s'est mariée en 46 avec un ouvrier d'usine et sa fille naquit un an plus tard. Elle regrette le temps de Brejnev où la nourriture était abondante et peu chère, même si les vêtements et tout le reste devaient forcément être achetés à crédit. Après des études universitaires, sa fille et son mari sont allés en Corée du Nord pour travailler comme ingénieurs à un projet nucléaire. Ils en sont revenus malades. Aujourd'hui, après avoir dépensé l'argent qu'elle n'avait pas pour soigner son genre, Maria rembourse avec la pension de sa retraite, et elle mendie. Maintenant, elle attend la mort.
- Et il y a aussi Micha, Nikolaï Vassilievich, Nicolaï Ivanovich pour raconter leur pays
  • Auteur IGORT
  • Editeur FUTUROPOLIS
  • Année de publication 2015
  • Langue Français
LES CAHIERS UKRAINIENS (NOUVELLE EDITION) Dans ce premier tome, et en courts chapitres, Igort raconte l'Ukraine d'hier et d'aujourd'hui et illustre avec intelligence et inventivité les témoignages recueillis sur place.<br /> - Serafima Andreievna, 80 ans en 2008, avait donc 5 ans en 1932. Elle se souvient de l'Holodomor. Ainsi fut nommée la terrible famine provoquée à dessein par Staline. Un génocide culturel et physique visant à exterminer par la faim le peuple ukrainien, pour punir ceux qui n'adhéraient pas volontiers à la « collectivisation » et contrer les poussées autonomistes. Il n'y avait que des racines, des hérissons à manger, le pain se faisait avec du foin. Des cas de cannibalisme furent recensés. En deux ans, un quart des Ukrainiens décédèrent.<br /> - Cela fait plusieurs fois qu'Igort croise sur son chemin Maria Ivanovna, qui fait la manche. Le 12 septembre 2009, il ose l'aborder. Elle lui raconte avec sobriété toute sa vie. Elle est née en 25. Ses parents travaillaient au kolkhoze, son père cultivait le blé et sa mère, après avoir été boulangère, était devenue comptable. Elle avait 8 ans lors de l'Holodomor ; dans les rues défilaient des charrettes de cadavres et de mourants entassés pêle-mêle. Sur les quatre années de l'occupation allemande, sa mère fut emprisonnée dix mois par les nazis. Elle s'est mariée en 46 avec un ouvrier d'usine et sa fille naquit un an plus tard. Elle regrette le temps de Brejnev où la nourriture était abondante et peu chère, même si les vêtements et tout le reste devaient forcément être achetés à crédit. Après des études universitaires, sa fille et son mari sont allés en Corée du Nord pour travailler comme ingénieurs à un projet nucléaire. Ils en sont revenus malades. Aujourd'hui, après avoir dépensé l'argent qu'elle n'avait pas pour soigner son genre, Maria rembourse avec la pension de sa retraite, et elle mendie. Maintenant, elle attend la mort.<br /> - Et il y a aussi Micha, Nikolaï Vassilievich, Nicolaï Ivanovich pour raconter leur pays
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